
Marché de la musique enregistrée en France : une croissance solide… et des enjeux bien réels pour les futurs professionnels
Le SNEP (Syndicat National de l’Édition Phonographique) vient de publier son bilan 2025 du marché de la musique enregistrée en France. L’EMIC était présent lors de la conférence de présentation, aux côtés des acteurs clés du secteur.
Une chose est claire : l’industrie musicale se porte bien. Mais derrière cette dynamique positive, les transformations sont profondes et elles redéfinissent les attentes vis-à-vis des jeunes professionnels qui souhaitent y faire carrière.
Une décennie de croissance : un signal fort pour le secteur
Avec 1,071 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2025 et une croissance de +3,9 %, le marché français de la musique enregistrée enchaîne dix années consécutives de progression.
Dans un contexte économique parfois incertain, cette stabilité est remarquable. Elle confirme que la musique reste un secteur structuré, résilient et capable de se réinventer.
Pour les étudiants qui envisagent une carrière dans les industries musicales, c’est un point essentiel : le marché existe, il est solide mais il évolue vite.

Le streaming s’impose, mais le marché reste à conquérir
Le streaming continue de structurer l’économie du secteur. Il représente aujourd’hui 702 millions d’euros, avec une domination claire du modèle par abonnement (553 M€, +5,9 %).
Avec 122 milliards d’écoutes, il constitue désormais le cœur des usages.
Mais un chiffre interpelle : le taux de pénétration plafonne à 27,1 %. Autrement dit, une grande partie du potentiel reste encore à développer.
Cela pose plusieurs enjeux :
- élargir les publics,
- rendre l’offre accessible à tous,
- adapter les stratégies aux usages réels.
Pour les futurs professionnels, cela signifie que les compétences en marketing, en stratégie digitale et en compréhension des audiences sont devenues centrales.

Le physique résiste… et surprend
Autre enseignement marquant :
le marché physique repart à la hausse, avec 205 millions d’euros (+5 %).
Le vinyle, en particulier, connaît une croissance spectaculaire (+15 %) et s’impose comme un véritable moteur du marché.
Ce retour en force confirme une tendance de fond : la musique ne se consomme pas uniquement — elle se vit, elle se collectionne, elle s’incarne.
Le marché est désormais hybride :
- digital pour l’accès,
- physique pour l’expérience.
Une réalité que les professionnels doivent intégrer dans leurs stratégies.

Une scène française en pleine confiance
L’un des points les plus encourageants du rapport concerne la place des artistes produits en France.
- 75 % des volumes du Top 200
- Une forte présence dans les nouveautés
- Et surtout : une montée en puissance des artistes émergents
5 premiers albums d’artistes français se classent dans le Top 20 — un niveau inédit par rapport à d’autres grands marchés européens.
Cela traduit :
- la vitalité de la création locale,
- l’efficacité des structures d’accompagnement,
- et un écosystème capable de prendre des risques.
Pour les étudiants, c’est le signal qu'il est possible de construire une carrière en partant de la scène française.

Des esthétiques en mouvement, un marché plus ouvert
Le paysage musical continue d’évoluer rapidement.
- Le rap reste dominant, mais s’ouvre à de nouvelles influences (caribéennes, africaines, latines)
- La pop gagne du terrain
- Le classique se transforme, porté par des artistes hybrides
- La représentation féminine progresse significativement
Le marché devient plus divers, plus transversal, plus décloisonné.
Cela implique pour les professionnels une capacité à comprendre les tendances, naviguer entre les genres et accompagner des projets de plus en plus hybrides.

L’IA : un sujet structurant pour l’avenir de l’industrie musicale
Enfin, le SNEP met en lumière un enjeu clé :
l’intelligence artificielle et son impact sur la création musicale.
Le défi est double :
- protéger les droits des artistes,
- tout en intégrant les opportunités offertes par ces technologies.
La question des licences et du respect de la propriété intellectuelle sera centrale dans les années à venir.
Là encore, cela appelle de nouvelles compétences et une compréhension fine des enjeux juridiques et technologiques.
Ce que cela change pour les étudiants (et pourquoi on s’y prépare à l’EMIC)
Ce bilan confirme une réalité que nous constatons chaque jour à l’EMIC : les métiers de la musique ne disparaissent pas, ils se transforment.
Les entreprises du secteur recherchent aujourd’hui des profils :
- capables de comprendre les logiques économiques,
- à l’aise avec les outils digitaux,
- et dotés d’une vision globale du marché.
Mais au-delà des compétences techniques, se pose l'enjeu d'aider les étudiants à se situer dans cet écosystème complexe :
Notre rôle est de donner des clés de lecture du marché, confronter les étudiants aux réalités du terrain et les accompagner dans la construction d’un projet professionnel solide.
Le tout, avec la conviction qu'on ne forme pas seulement à un métier, on prépare à un environnement.
En conclusion : une industrie en croissance, une exigence en hausse
Le marché de la musique enregistrée en France va bien.
Mais cette croissance s’accompagne d’une montée en exigence.
- Les modèles économiques évoluent
- Les usages se diversifient
- Les compétences attendues se complexifient
Dans ce contexte, être bien préparé pour s’insérer durablement dans le secteur est donc essentiel.
À l’EMIC, nous abordons ces transformations avec lucidité et avec une ambition claire :
former des professionnels capables de comprendre, d’anticiper et de contribuer activement à l’industrie musicale de demain.
Cet article a été rédigé avec l'aide de l'IA



