
Management d’artiste : 5 idées reçues à déconstruire
Le management d’artiste fascine autant qu’il intrigue. Métier de l’ombre, souvent idéalisé ou mal compris, il est pourtant essentiel à la structuration d’une carrière dans la musique. À l’EMIC, nous formons chaque année de futurs managers d’artistes, conscients des réalités du terrain.
Nous avons d'ailleurs lancé une formation courte, dédiée aux managers d'artistes pour les accompagner sur la structuration et la professionnalisation de leur activité.
« Un manager, c’est juste un agent. »
❌ Faux !
Le manager d’artiste ne se limite pas à “trouver des dates” ou décrocher un contrat de label. Son rôle est stratégique, opérationnel, et souvent relationnel. Il intervient sur tous les aspects de la carrière de l’artiste :
- développement de l’image,
- stratégie de sortie,
- choix des partenaires (producteurs, éditeurs, tourneurs),
- accompagnement administratif et juridique,
- planification long terme.
C’est un partenaire global, impliqué dans la réussite du projet autant que dans sa structuration. Il travaille sur la durée, avec une vision à 360°.
« Le manager prend les décisions à la place de l’artiste. »
❌ Faux !
Un bon manager ne décide pas à la place de l’artiste. Il oriente, alerte, conseille, coordonne… mais la décision finale revient toujours à l’artiste.
La relation manager/artiste repose sur la confiance, la transparence et la co-construction. Ce n’est pas une relation de domination, mais de collaboration. Le manager est là pour créer un cadre solide et faire avancer le projet dans la bonne direction, en phase avec les envies et les valeurs de l’artiste.
« Il faut déjà être célèbre ou signé pour avoir un manager. »
❌ Faux !
Le management est souvent une aventure qui commence avant la notoriété. Un(e) artiste en développement peut énormément gagner à être accompagné(e) dès les premières étapes : structuration juridique, choix des statuts, premiers financements, définition du positionnement artistique, démarchage…
Un bon manager sait détecter le potentiel et construire les fondations d’un projet solide. Il s’agit souvent d’un pari commun sur le long terme. Beaucoup de carrières ont décollé grâce à un binôme artiste/manager formé dès le départ.
« Le manager touche de l’argent sans rien faire. »
❌ Faux !
Le manager est généralement rémunéré au pourcentage (souvent entre 10 et 20 %) des revenus générés par l’artiste. Mais cela ne veut pas dire qu’il “ne fait rien”. Au contraire : il est présent sur tous les fronts.
Concrètement, il s’occupe de :
- négocier les contrats,
- établir un calendrier stratégique,
- organiser la logistique des projets,
- entretenir les relations avec les partenaires,
- anticiper ou gérer les situations de crise,
- piloter la communication…
Souvent dans l’ombre, mais toujours en mouvement, le manager est le moteur invisible d’une carrière bien gérée.
« C’est un métier improvisé, il suffit d’être passionné. »
❌ Faux… mais c’est tentant d’y croire.
Oui, la passion aide. Elle donne l’énergie, l’envie, l’engagement. Mais elle ne remplace pas les compétences. Le management d’artiste est un vrai métier, qui repose sur des savoirs concrets :
- droit d’auteur et contrats,
- gestion financière,
- stratégie marketing et communication,
- lecture du marché,
- capacité à négocier, à structurer, à protéger les intérêts de l’artiste.
Se former sérieusement permet d’éviter les erreurs coûteuses ou les maladresses irréversibles, fréquentes quand on se lance sans préparation dans un secteur exigeant.
C'est pourquoi à l'EMIC nous proposons, en parallèle de notre formation MBA Manager des Industries Musicales accessible après un master 1, une formation courte, dédiée au management d'artiste qui, elle, est accessible à toute personne souhaitant créer sa structure de management d'artiste et/ou professionnaliser encore plus son acctivité.
En résumé : le management d’artiste, un métier complet à apprendre
Le management d’artiste, c’est bien plus que de l’organisation ou du relationnel. C’est un métier à la croisée de l’artistique, du juridique, du commercial et de l’humain. Et dans un secteur où la précarité est réelle, un bon manager fait souvent toute la différence.
À l’EMIC, nous croyons que ce métier ne s’improvise pas. Il s’apprend, il s’affine, et il s’exerce avec passion, oui, mais surtout avec méthode et professionnalisme.
Retrouvez ici des interviews d'intervenants dans la formation courte de l'EMIC :
Texte en partie réalisé à l'aide de l'IA. Image réalisée grâce à l'IA.



