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de CANDIDATURE

Thierry Jadot, Président Dentsu Aegis Network, devient parrain d’EMIC

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Dans son rôle de parrain, Thierry Jadot travaillera régulièrement avec l’équipe pédagogique sur les besoins de formation liés aux nouveaux métiers qui émergent dans les secteurs des industries créatives. Les étudiants pourront régulièrement échanger avec Thierry Jadot, et notamment dès septembre 2017 lors de la soirée de rentrée.

 

 

 

 

 

 

Vous préconisez une modernisation de l’éducation et spécifiquement de l’Éducation nationale. Quels sont les chantiers clés auxquels cette dernière doit s’attaquer ?

Je considère en effet que les individus doivent disposer d’armes pour aborder la complexité du débat public. L’école a donc à ce titre un rôle fondamental. L’enjeu principal est le développement de l’autonomie et de la responsabilité de l’individu, et ce dès le plus jeune âge afin d’en faire des citoyens avisés. En cela le numérique est un puissant levier puisqu’il permet l’individualisation des formations. Son succès passe par une formation ad hoc des enseignants qui, sensibilisés à sa bonne utilisation, pourront mieux former leurs élèves et développer ainsi les pratiques collaboratives. Mais cela nécessite pour moi une révolution dans l’Education Nationale qui passe par 4 leviers : renforcer le dispositif d’évaluation – et donc de promotion – des enseignants, revaloriser le métier même de professeur, réinventer la gouvernance des établissements en donnant plus d’autonomie à ceux qui la dirige et enfin, point essentiel, repenser la formation des professeurs en intégrant notamment des connaissances digitales mais aussi une plus grande interaction avec le monde de l’entreprise. Le rôle de l’école, avec le principe d’égalité qu’elle porte dans son ADN, est également de permettre aux jeunes générations de se former aux métiers de demain et de les rendre agiles face aux évolutions permanentes de notre société et des usages. C’est à ce prix seulement que nous pourrons rendre notre système éducatif moderne et efficace pour les générations futures.

 

À EMIC, la pédagogie est basée sur le « learning by doing ». Que pensez-vous que ce mode d’apprentissage ?

C’est pour moi la base de la pédagogie moderne. Allier théorie et pratique est une approche qui me semble indispensable pour former de façon pertinente et efficace les futurs professionnels. D’autant que les secteurs de la communication et de la création, de la musique, des jeux vidéo, de l’entertainment en général, sont les plus « disruptés ». Confronter dès leur formation les étudiants à la réalité de leur métier, à la complexité des tâches est d’autant plus nécessaire que pendant longtemps, on a uniquement mis l’accent sur le cœur des métiers au détriment des autres aspects. Cela a eu pour conséquence d’amener sur le marché de l’emploi de jeunes diplômés qui découvraient une autre réalité qu’ils ne savaient pas toujours adresser. Si j’ai souhaité parrainé l’EMIC, c’est précisément parce que je suis convaincu par la pertinence de ce type d’apprentissage.

 

À EMIC, nous attachons une attention particulière au savoir-être. Selon vous, quelle est la part des « soft-skills » dans un recrutement ? 

Le numérique, comme dans beaucoup d’autres domaines, a révolutionné les ressources humaines. Aujourd’hui par le biais de plateformes comme Linkedin, nous sommes capables en un coup d’œil de voir quelles sont les compétences d’un candidat et si, pour parler familièrement, « il coche les cases ». En revanche, le véritable enjeu est précisément sur ce que l’on appelle les « soft skills », autrement dit tout ce qui fait la personne, ses valeurs, ses actions en dehors de la sphère purement professionnelle. Chez Dentsu Aegis Netrwork, c’est depuis plusieurs années un élément-clef de nos recrutements : au-delà des compétences, quelles sont les valeurs de tel candidat ? A-t-il le sens du collaboratif ? A-t-elle un engagement associatif ? Toutes ces choses qui dessinent les contours d’une personnalité. J’ai souvent coutume de dire que la diversité est le principal levier de l’innovation. Et c’est donc fort de cette conviction que j’attache une attention particulière aux « soft skills ». La richesse d’une entreprise, c’est la pluralité de ses talents. Aussi, savoir s’entourer de gens intéressants, cultivés, ouverts sur le monde, et dont la curiosité est permanente, est pour moi une priorité. Là encore, l’attachement d’EMIC à cette dimension est totalement en phase avec mes convictions.