Le projet fil rouge « Clip artistes » au cœur du programme de MBA 1ère Année de l’EMIC

Dans le cadre de leur projet fil rouge « Production audiovisuelle », les étudiants EMIC de MBA 1ère Année ont la responsabilité de produire les clips de 4 jeunes artistes. Jean-Gabriel Saint-Paul, Producteur Exécutif à la PAC et tuteur du projet, nous parle de l’édition 2018.

1/ Quel était le brief de départ et quelles ont été les différentes étapes du projet ?

Avant de démarrer la mise en œuvre du projet à proprement parler, j’avais donné un aperçu du marché international aux étudiants. Avec un prisme qui leur permettait de faire la différence entre différentes typologies de clips, et une forte incitation à aller vers des projets conceptuellement forts.

Après quoi nous avons d’abord travaillé « à blanc » sur un premier titre (concepts, devis), avant de rentrer assez vite dans le vif du sujet.

Nous avons dès le début eu la volonté de travailler sur un projet réel, porté par un artiste en devenir, de façon à donner du poids à l’exercice et à l’ancrer dans la réalité. Les artistes ont été sélectionnées par Karim Ech-Choayby, Directeur du Département Artistique chez Universal Music, par ailleurs intervenant à l’EMIC.

De fait, nous avons très vite travaillé « en vrai » : après avoir rencontré les artistes (nous avions formé 4 groupes d’étudiants, chacun travaillant sur un artiste à l’univers musical différent), j’avais demandé aux étudiants de proposer au moins 3 concepts. Certains ont été éliminés tout de suite parce que pas réalistes à produire, mais j’ai voulu laisser à chaque groupe une assez grande liberté par rapport à ce qui pouvait être « attendu » dans l’univers de chaque artiste, que les étudiants avaient très bien cernés. Cela nous permettait d’avoir de bonnes surprises ; il faut parfois être un peu irresponsable dans ce métier…

Une fois le tri fait (ou pas), les étudiants ont validé avec les artistes les concepts qui leur plaisaient le plus, en totale autonomie (je ne suis jamais intervenu dans ces entretiens).

Puis nous sommes partis en production. Le principe était simple : je voyais les étudiants chaque semaine et leur demandais à chaque fois d’avancer sur un des sujets, puis sur de plus en plus de sujets à la fois à mesure que le tournage approchait. Comme dans la vraie vie. Au total le projet s’est étalé sur 3 mois.

Nous avons ainsi réglé les problèmes les uns après les autres, l’idée étant toujours que je devais les accompagner, les guider, pas faire les choses à leur place. Chaque groupe a eu son lot de surprises, de difficultés et de retournements de dernière minute, mais tous ont su y faire face avec beaucoup de professionnalisme.

2/ Quels ont été les principaux enjeux et les principales difficultés auxquels ont dû faire face les étudiants ?

D’abord le niveau auquel je les avais exposés au préalable, et donc que j’attendais tacitement d’eux. Il n’était pas question de faire ce projet à la légère, nous nous étions engagés auprès d’artistes qui attendaient beaucoup de nous.

La répartition des rôles au sein des groupes s’est faite de façon naturelle, en fonction des aptitudes et des connections de chacun.

La partie la plus difficile a été l’organisation du tournage à proprement parler : trouver un studio ou un décor, des danseurs, gérer la régie, trouver des opérateurs… Cela demande beaucoup de sens pratique et de goût, et ce n’est pas à la portée de tout le monde quand on n’a jamais travaillé dans ce milieu.

3/ En tant que professionnel de l’audiovisuel, comment jugez-vous les résultats obtenus ? (qualité des clips, implication et travail des étudiants, etc)

Chacun des clips qui a été produit est au standard technique et artistique de ce qui est diffusé aujourd’hui en TV. Quand il ne les dépassent pas ! Ce qui veut dire que les étudiants ont super bien fait leur boulot, au-delà de mes attentes. Leur niveau d’implication leur a permis de dépasser l’absence de connaissances techniques. Mais surtout, et c’est ce qui compte beaucoup à mes yeux, les étudiants ont été ambitieux, et n’ont jamais essayé de se satisfaire de la solution la plus simple. A la fin, cela se voit à l’image : les clips sont beaux, intéressants à regarder : ils ont bien fait leur travail de producteurs.

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