Conférence Entertainment GfK 2018 : l’essentiel en quelques mots

Les directeurs de l’EMIC tiennent à remercier GfK France pour son invitation au cycle de conférences 2018, qui s’est tenu à Paris fin janvier, et qui présente notamment le bilan 2017 et les perspectives 2018 des différents marchés de l’Entertainment.

Le cycle de conférences de l’institut GfK est un rendez-vous annuel. C’est un moment privilégié pour l’ensemble des professionnels des industries créatives de se réunir et d’observer les données des différents marchés (Jeux Vidéo – Musique – Vidéo – Livre) sur l’année écoulée. Nous reviendrons ici sur les enseignements majeurs de cette conférence Entertainment GfK.

D’un point de vue global, le marché de l’Entertainment présente pour la 4ème année consécutive une progression (2.5% en 2017) pour atteindre un CA global de 8.4 Milliards d’euros en France. Néanmoins, nous allons voir que les 4 segments de ce marché ont des rythmes très différents, illustrés par des opportunités et des menaces significatives.

En 2017, à tout seigneur tout honneur, le segment du jeu vidéo présente une hausse de 13% pour dépasser les 4.3 milliards d’euros. Cette hausse soutenue, historique même, est la conséquence de plusieurs facteurs : les ventes de consoles de jeux représentent environ 800 millions d’euros de CA, soit une hausse de 33%. Si les ventes de consoles sont très bonnes, inévitablement elles soutiennent les ventes de jeux vidéo, et ce en format « physique » ou « digital » sur tous les écosystèmes (console, PC et mobile) L’excellente santé de la marque PlayStation, en phase de maturité, et le succès historique de Nintendo avec la Switch, véritable raz de marée commercial, qui se paye le luxe de placer 3 jeux dans le top 10 des ventes 2017, pour sa première année d’existence…

 

La tendance notable du Retrogaming, qui génère un CA et surtout des marges non négligeables. Notons également la puissance sans cesse grandissante des distributeurs en ligne, qui ont vu leurs ventes progresser de 54% en 2017. Mais aussi le succès du Black Friday (rendez-vous commercial à présent bien ancré dans le paysage français). Tout cela fait de la France le marché le plus dynamique en Europe, et notre territoire vient talonner le marché anglais (leader naturel et historique) sur certains segments. Pour 2018, la hausse du marché devrait se poursuivre, même si nous estimons à l’EMIC qu’elle devrait se ralentir légèrement, notamment en valeur. 2018 sera marquée par une offre software de grande qualité, et donc sera la locomotive du marché.

Le segment de la musique en 2017 en France présente des opportunités très intéressantes, et comme pour le jeu vidéo, offre à ses acteurs une 4ème année de hausse de son CA, pour atteindre presque 900 millions d’euros. Évidemment la part du digital est à présent prépondérante, à la fois dans les usages et le CA généré.

Les caractéristiques du segment confirment des données aperçues dès 2015 mais réservent quelques surprises également : le phénomène, confirmé, des musiques urbaines (86 albums classés dans le Top 200). Ce dernier étant extrêmement digitalisé par ailleurs. Le vinyle, qui poursuit sa hausse (+46% en 2017), notamment en valeur et sur une cible ado / jeune adulte. La production locale et les artistes nationaux, à la différence du jeu vidéo par exemple, représente toujours les 2/3 du marché total. Un réseau de distribution sur les produits physiques toujours archi-dominé par les magasins plutôt que par la vente à distance.

Le streaming, qui affiche une hausse insolente de 51% en 2017, maintenant adopté par toutes les cibles et toutes les catégories. Ce mode de consommation est adopté par 42% des français à présent.En 2018, avec les mouvements observés par les GAFA sur le marché de la musique, EMIC considère que la tendance de fond liée au streaming va poursuivre sa démocratisation pour dominer le marché de manière définitive.

Enfin, un élément important qui caractérise le segment de la vidéo. A l’heure où la tendance macro montre une volonté de consommer plutôt que posséder, la vidéo illustre parfaitement cet axiome. En effet, le digital et surtout la SVOD (le modèle Netflix, par exemple) présente une hausse de 90% des abonnements en 2017, pour atteindre presque 250 millions d’euros en France. D’ailleurs, la fréquentation des salles de cinéma est au beau fixe, avec 209 millions d’entrées en salles, et c’est un facteur extrêmement positif, par voie de conséquence, pour le segment de la vidéo. Ainsi ce dernier repasse la barre du milliard d’euros de CA en France en 2017, et donc se positionne devant la musique. GfK annonce d’ailleurs une croissance possible à 2 chiffres pour 2018 pour le segment de la vidéo.

La transformation digitale a donc touché l’ensemble des segments de l’Entertainment, pour représenter dans certains cas la majorité du CA généré. Cela confirme les transformations anticipées par l’EMIC depuis 3 ans dans les besoins des acteurs du marché, notamment les profils des collaborateurs d’aujourd’hui et de demain. Ces profils, l’EMIC les forme avec l’ensemble des filières concernés.

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